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Le projet initial des citernes pour l'école de mugirampeke
Ce projet va être réalisé
- avec l'appui de la commune de Meyrin
- avec l'appui de la Ville de Genève
La collecte des eaux de pluie
Il n'avait pas été question à l'origine de collecter les eaux de pluie à l'école pour les mettre en citerne, mais vu le manque d'eau sur place et le régime des pluies en Afrique de l'Est, il est raisonnable de couvrir les besoins en eau non potable par le captage des eaux de pluie.
Lors
de notre visite en janvier 2008, ce problème a
été discuté avec la commune de Tangara
et nous nous sommes préparés à
entreprendre ce nouveau petit projet:
-
- en visitant des installations existantes
- en obtenant des devis
L'eau des citernes sera gérée par la direction de l'école et utilisée pour les besoins suivants :
-
- nettoyer sols et classes (éviter les parasitoses)
- laver les mains des enseignants et des écoliers
- faciliter les travaux de jardinage dans le cadre de l'école
Si
les
réserves le permettent, la direction de l'école
pourra mettre l'eau des citernes à disposition de la
population locale pour les mêmes utilisation que ci-dessus.
La commune est responsable de la construction et de l'entretien des citernes et des installations d'alimentation de ces citernes. Elle doit également instruire la population locale du bon usage de cette eau non potable.
Enfin, il serait souhaitable que la commune propage l'utilisation de la méthode à bas coût SODIS (SOlar water DISinfection, voir http://www.sodis.ch) parmi la population de la colline.
Lors du séjour d'EduSaT au Burundi en janvier 2008, un premier devis avait été établi par un ingénieur de Kayanza qui prévoyait de stocker 24'000 litres dans six citernes en fibrociment.
Par la suite, la commune nous a fait parvenir un second devis, établi par ses soins, prévoyant le stockage de 10'000 litres d'eau en deux citernes. Cette offre, quoique légèrement plus chère que la précédente, présentait l'avantage de mettre davantage à contribution la population locale, et c'est celle que nous avons préféré.
Nous prévoyons la constructon de quatre citernes pour stocker 20'000 litres d'eau.
Fiche du projet
- Construction d’une école primaire à Mugirampeke
Construction d’une école primaire à Mugirampeke
Fiche du projet
Contexte général
Le Burundi est un pays pauvre qui sort de treize ans de guerre civile ayant fait plus de 300'000 victimes sur une population de 7 millions. La guerre a détruit toutes les infrastructures économiques et sociales et provoqué de grands déplacements de population à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Sur le plan politique, un accord de paix signé en 2000 a abouti à l'instauration d'un gouvernement élu démocratiquement en juin 2005.
Nom du projet
Construction d’une école primaire à Mugirampeke.
Lieu où le projet va se dérouler
Le projet se situe sur la colline de Mugirampkeke, commune de Tangara, province de Ngozi, au nord du Burundi (Afrique centrale). C’est une colline boisée située à 1’800 mètres d’altitude, à l’écart des routes et des infrastructures d’éducation et de santé. La population vit en auto-subsistance.
Responsables du projet
EduSaT, Education et Santé pour Tous, Case postale 584, 1214 Vernier (Suisse). Site web http://www.EduSaT.org , adresse email : info@EduSaT.org , CCP 17-377017-7.
EduSaT est une association sans but lucratif composée d’une vingtaine de bénévoles, créée en mars 2006 et ayant son siège à Genève. Sa mission est de promouvoir l’éducation et la santé pour tous dans les pays les plus pauvres. EduSaT a pris en charge l’étude préliminaire du projet; elle est responsable du financement et du suivi.
Au Burundi, la supervision du projet est assurée par l’administrateur de la commune de Tangara, Pierre-Claver Mvukiyumwami, +257-79-615-312, BP 72, Ngozi (Burundi). L’administrateur réside sur place et s’occupera personnellement du projet.
Description succinte du projet
Construction d’une école primaire, soit 6 salles de classes, une salle pour la direction, une salle pour les maîtres, un bloc sanitaire pour les filles et un bloc sanitaire pour les garçons, plus habitation pour le gardien.
Objectif du projet
Mettre à disposition des enfants en âge de scolarité une école primaire à une distance facilement accessible et favoriser ainsi la scolarisation de tous les enfants, filles et garçons. Promouvoir aussi de cette façon l’esprit d’unité et de réconciliation dans un contexte post-conflit.
Justification du projet
La colline de Mugirampeke souffre d’une absence complète d’infrastructure : eau, électricité, école, centre de santé. La population d'environ 2'000 personnes dans un habitat dispersé vit entièrement de l’agriculture sans autre source de revenus. La pauvreté est importante et manifeste – habits en haillons, manque d’hygiène, etc. Le mode de vie est traditionnel; la société intègre ses enfants, les protège des problèmes qui se manifestent dans la capitale (enfants des rues).
La population en général et les enfants en particulier souffrent de la malaria, de verminoses, de sous-alimentation, malnutrition, maladies diarrhéiques, gale et pneumonie.
Les traumatismes liés à la guerre sont un facteur important dans la vie de la communauté.Les enfants, surtout les filles, sont peu scolarisés en raison de la mentalité traditionnelle, la guerre ayant encore aggravé la situation.
Description du projet
Objectifs
L’objectif stratégique est de créer les infrastructures qui manquent à la communauté vivant sur la colline : une école en priorité, puis une adduction d’eau et un centre de santé communautaire.
Les objectifs directs du projet sont l’augmentation du taux d’alphabétisation, la création d’une source de revenus pour les personnes travaillant sur le chantier, la création de postes d’enseignantes et d’enseignants, la promotion de l’esprit d’unité et de réconciliation après la guerre.
Activités et résultats escomptés
Nous avons pris contact avec la population locale afin de déterminer leurs besoins prioritaires (mars, mai-juin 2006).
Nous avons déposé une demande de mise à disposition d’un terrain pour la construction de l’école auprès des autorités, et obtenu un terrain de 9 hectares, dont les limites ont été fixées (avril-mai 2006).
Nous avons effectué des visites des sites d’extraction des matériaux et établi un devis pour les travaux (mai-juin 2006).
Des contacts ont été pris avec les autorités, les équipes chargées de la construction, un contremaître du voisinage, un atelier de menuiserie pour la construction de pupitres (juin 2006).
Il ne reste qu’à entreprendre la construction, en collaboration avec nos partenaires locaux.
Partenaires locaux
Conseil communal de Tangara (Edouard Manirambona, vice-président, Pierre-Claver Mvukiyumwami, secrétaire et administrateur communal).
La commune s’occupe du chantier de construction de l’école.
Monseigneur l’Evêque de Ngozi, Gervais Banshimiyubusa, met à disposition son compte bancaire pour le transfert de l’argent et s’occupe de la bonne affectation des fonds qui lui parviennent d’EduSaT.
Bénéficiaires du projet
400 enfants, garçons et filles pourront aller à l’école de Mugirampeke.
La communauté de Mugirampeke (parents, enseignants, équipe de construction) est bénéficiaire indirecte du projet.
Durée et avenir du projet
EduSaT avec le concours des partenaires locaux s’occupera de la mise en place de l’école et de son équipement.
Concernant la construction et compte tenu de l’absence de tout aide mécanique, il faut compter sur un temps de réalisation de 8 à 10 mois avec une équipe comprenant 1 contremaître, 20 maçons et 35 aide-maçons, à raison de 5 jours de 8 heures par semaine. Le projet se terminera avec l’inauguration des locaux.
La communauté locale et l’administration communale se chargeront de la gestion du projet. Le gouvernement burundais assurera la pérennité du projet à travers l’affectation des enseignants et la dotation en matériel scolaire.
Coûts et plan financier du projet
Les coûts sont ceux du devis convertis en US$ sur la base de 1000 FBU = 1 US$. Le devis détaillé peut être demandé à EduSaT en complément d’information.
Le coût total du projet est devisé à 71’740 US$ (septante et un mille sept cent quarante dollars US). Il se répartit de la manière suivante :
Pour 6 salles de classe, une salle des maîtres et un bureau de
direction, ainsi que les deux blocs sanitaires (garçons et
filles) :
Baraque et matériel de chantier |
830 |
Fouilles et terrassement – travail communautaire |
0 |
Murs en briques cuites |
4 742 |
Charpente et couverture (tôle) |
2 530 |
Faux-plafonds |
3 024 |
Crépissage intérieur |
5 205 |
Pavement intérieur |
4 155 |
Peinture intérieure |
3 299 |
Portes et fenêtres |
6 560 |
Travaux de finition et trottoirs |
1 472 |
Main d’oeuvre |
10 500 |
Equipement salles de classe, maîtres et direction |
17 907 |
Total |
62 754 |
Pour la maison d’habitation :
Coûts matériaux |
4 126 |
Main d’oeuvre |
1 000 |
Total |
5 126 |
Pour le bloc de sanitaires :
Matériaux |
2 860 |
Main d’oeuvre |
1 000 |
Total |
3 860 |
Janvier 2007
révisé 28.03.2007
EduSaT –
Education et Santé
pour Tous
Case postale 584
1214 Vernier (GE)